ET SI L'IMMIGRATION CHANGEAIT DE CAMP
Un réalisateur africain a osé renvoyer à l' Europe l'image refletée par le miroir je m'explique c'est une métaphore qui doit forcèment amener les dirigeants du Nord à méditer sur ce problème épineux. un film époustouflant et bien dosé. L'Afrique devient l'Eldorado et l'europe sombre dans la pénombre sous-développement et chômage
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Dans un futur imaginaire, l’Afrique est entrée dans une ère de grande prospérité, tandis que l’Europe a sombré dans la misère et le sous - développement.
Olivier informaticien sans travail est prêt à tout pour en trouver, vit avec Pauline, institutrice elle aussi au chômage. Vu leur situation déplorable en France ils décident de tenter leur chance en Afrique où ils immigrent clandestinement.
A peine arrivés, ils sont arrêtés par la police des frontières et incarcérés dans une résidence de transit, en attendant d’être renvoyés en France. Olivier parvient seul à s’échapper.
Il commence alors une vie de clandestin, jusqu’au jour où il récupère les papiers et endosse l’identité d’un blanc tué dans un accident de voiture. Entre-temps , Pauline accepte un poste de bonne dans une famille bourgeoise africaine
LE PARCOURS DU COMBATTANT:
Peut-on parler de désarroi, de catastrophe humaine face a ce probléme, Chacun est libre de juger comme il le veut. La vérité qu’on se le dise nous laissons nos jeunes à la fleur de l'âge vers une destination finale (possibilité de à ce fléau ?mort) et une destinée incertaine (déception et humiliation). Ils sont nombreux et sont entassés dans des pirogues pour atteindre des horizons meilleurs. A qui la faute?Le temps de trouver une réponse, je constate que des gens vivant au fond du Ferlo, qui n'ont jamais vu un poisson vivant de toute leur existence, décident de braver la mer n'étant pas des pêcheurs. Le gouvernement qui est en place depuis 2002 n’a rien fait , le pays croule sous les dettes , les acquis, les grandes entreprises s’effondrent à tour de rôle et subitement ils prennent conscience que plus rien ne sera pareil, ce gouvernement a trahi et qu’il faut qu’ils se débrouillent eux mêmes. Ne leur parler pas surtout du projet REVONS ( REVA); ils vous diront que ceux qui en parlent ne demanderont jamais à leurs fils, cousines, neveux. de laisser tomber les meilleures écoles HEC du monde pour devenir des "baykat", sachant ils ne pourront même pas vendre leur récolte par la suite. Quant aux politiciens européens, ils se lancent la balle gauche droite droite gauche cherchant sans cesse la faute à quel gouvernement est fautif au lieu de trouver des solutions concrètes à l’économie de leur pays. J’espère que leurs problèmes ne seront solutionnés en appauvrissant davantage le continent africain.Ceci n'est qu'une réaction spontanée tout en vous promettant de revenir avec des lignes bien pensées. Un cri de coeur:" Sonu nañu, dé nañu, tayi nañu ci fèn yi ak tass yakar"
by Moussa Ndiaye Espagne
Pour la première fois, le gouvernement Zapatero parle de tolérance zéro à l'égard des milliers d'immigrés africains qui arrivent dans l'archipel des Canaries...
Après de telles déferlantes de clandestins, il fallait s'attendre que le discours vire à la fermeté, même si j'y vois davantage un aveu d'impuissance. Le gouvernement a une marge de manoeuvre très faible. Comment empêcher d'innombrables désespérés de risquer leur vie pour rejoindre le prétendu eldorado européen ? Les pays de départ n'ont pas les moyens de faire barrage. Quant à la nouvelle agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, elle ne dispose que de quelques patrouilles sur place et manque d'expérience et de moyens. Son budget est dérisoire et trop peu d'Etats de l'UE se sont engagés.
Cette zone pourrait-elle être surveillée, comme l'est le détroit de Gibraltar ?
Cela a bien fonctionné dans le détroit, grâce à la mise en place d'une frontière électronique et à la coopération policière avec le Maroc. Mais la traversée vers les Canaries n'a rien à voir. La superficie maritime à surveiller est bien plus vaste. Lorsque, par chance, les forces de sécurité interceptent des cayucos (pirogus) , c'est souvent en haute mer. Et c'est trop tard : légalement, on ne peut pas arrêter des gens dans les eaux internationales.
Une fois aux Canaries, l'immigrant africain est-il tiré d'affaire ?
Quasiment. En général, il rejoint un centre d'accueil pendant quarante-huit jours au maximum. Les autorités essaient d'identifier son pays d'origine et entament des démarches pour le rapatrier. Le plus souvent, cela ne fonctionne pas. Passé le délai, la capacité d'accueil des centres canariens étant limitée (5 476 places, ndlr), les clandestins sont transférés vers la péninsule et pris en charge par des ONG. Ils sont déclarés «expulsables», ce qui concrètement les rend «illégaux» mais leur donne la possibilité de rester en Europe, en Espagne ou ailleurs.
Pourquoi le rapatriement est-il si difficile à appliquer ?
Parce qu'on est en plein chaos. La plupart des immigrants font la traversée sans passeport pour éviter d'être identifiés. Ils inventent ensuite un pays avec lequel l'Espagne n'a pas d'accord de rapatriement. Même si leur nationalité est établie, il faut compter avec la bonne volonté administrative du pays d'origine pendant le fameux délai de quarante-huit jours, ce qui est rare. A part avec les autorités marocaines, qui jouent désormais le jeu.
Le Sénégal est, lui, de plus en plus fustigé par Madrid...
Dakar souffre d'un manque de moyens mais ferme aussi les yeux sur des départs en pirogues aussi massifs que visibles. Le président Wade, et c'est compréhensible, tente de monnayer sa collaboration. En juin, un accord prévoyant le retour de 623 immigrants a été signé avec l'Espagne, mais n'a été qu'en partie respecté. Et lorsque le Sénégal rapatrie, il le fait discrètement car c'est très impopulaire. La solution passe par une meilleure entente avec les pays d'origine, quitte à accroître l'aide au développement. Autre clé : établir un front diplomatique européen uni, notamment avec la France. Pour l'instant, l'Espagne, frontière sud de Schengen, est bien seule dans ce combat...
Tous les politiciens promettent des choses pendant les élections après plus rien : ils nous ont promis du travail, d’avoir de quoi manger, des formations et des embauches pour un avenir meilleur, les jeunes n’ont rien à se raccrocher alors ils décident de se barrer en pirogue, ils ne peuvent plus rester ainsi ils veulent pas nous aider ils prennent le risque de réussir ou de mourir.Le Sénégal, pays du tiers monde où ils disent qu’il n’y a rien mais les scandales financiers n’en finissent pas, le gouvernement et ses acolytes. Qu’est-ce qui se passe au Sénégal? Les criminels et les voleurs sont lâchés dans la nature et les pauvres innocents pourrissent en prison. Les grandes entreprises tombent en faillite à tour de rôle SONACOS, ICS etc …Le Sénégal a les moyens de se développer nous avons de grandes têtes mais le souci du Sénégal est que les dirigeants détournent l’argent du peuple pour alimenter des comptes dans des paradis fiscaux pour l’utiliser cet argent à des fins personnelles.Je sais que nous avons assez perdu du temps pour développer notre pays mais ce n’est jamais trop tard, prenons notre destin en main en allant voter pour changer ce gouvernement. C’est honteux pour nous sénégalais de voir nos compatriotes emprunter des bateaux de fortunes pour prendre le chemin de l’Europe afin d’avoir une vie meilleure. Croyez-vous que l’Europe est capable de gérer ces flux d’émigrés venant d’Afrique ? Moi je ne crois pas certes leur économie est plus florissante que la nôtre mais pas sans faille, nous devons se mettre au travail avec les richesses que gorgent le Sénégal. Nous avons les capacités requises pour relever le défi, commençons par consommer localement en aidant nos propres entreprises à se développer, arrêtons l’importation des produits inutiles, importons que ce qui ne se fabrique pas au Sénégal.Le quart du chemin est déjà fait car nous sommes conscients que nous ne pouvons plus continuer comme ça et que nous pouvons y arriver qu’avec la force de volonté de patience et de travail acharné. Le débat est ouvert.Ah, que nous sommes perdus ! je ne crois pas que nous n’en sortirons comme ça. Un voyage pour fouler le sol européen dans quelles conditions? Une mascarade oui ce sont des hommes en désespoir, c’est un cri au secours, l’ont-ils compris nos dirigeants ? Nous sommes à bout de force, aidez-nous c’est ça le message du peuple sénégalais et ce qui est dommage en attirant l’attention nous perdons nos jeunes.Ecoutez les paroles de cette musique afin de comprendre le cri de désespoir de nos compatriotes.
Pourquoi faut il que la France soit toujours le pays qui aide les paysde l'Afrique?? On oublie trop souvent que l'Afrique c'est aussi le sud du pays où il y a des richesses comme l'or ou les diamants etc.. que font les dirigeants du sud ou que ne font ils pas pour aider notre continent?????
EMIGRATION CLANDESTINE
Chers amis,Que comprenez-vous devant les nombreux débats concernant le cas des emigrants africains vers l'ELDORADO EUROPEEN? Quelle honte pour le SUD, nos dirigeants n'arrivent même à gérer cette situation, je pense qu'il est temps que nous africains d'Europe disent à nos parents du BLEd la vérité c'est à dire le parcours d'un émigré en Europe ou aux Etats Unis. Nos avons le devoir et la responsabilité de les informer et de leur parler crument pour qu"ils comprennt les galères qu nous rencontrons avec ou sans papier jusqu'à présent.Ne soyons pas spectateur mais acteur pour que l'Afrique puisse avoir un avenir, nous avons besoin de nos jeunes et tant que nous n'aurons pas compris pas ça nous allons continuer ce laisser-aller( voyage en pirogue, séjour dans les camps et rapatriement et retour à la case de départ); il faut qu'on sache que ce n'est l"eldorado qu'ils veulent nous laisser entrevoir: ils ont leurs clochards, leurs chômeurs, leurs problèmes économiques, des gens qui ne mangent pas à leur faim et biens d'autres...Ce blog est un moyen de vous exprimer en apportant des solutions, dire vos opinions et poser des questions à la rédaction sur l'actualité qui vous tient à coeur ou chercher des suppléments d'informations. Nous vous invitons vivement à participer à ce débat de fond qui sans doute dans le futur peut sauver des vies changer nos gouvenants et même contribuer au développement de l'Afrique.
Témoignage: l'itinéraire d'un émigré
Oumar Farougou Diallo, un Guinéen de 17 ans, garde un souvenir terrifié de sa traversée de douze jours vers l'archipel espagnol des Canaries. Sa mère a vendu ses vaches pour lui payer le voyage et une vie meilleure. Elle compte maintenant sur lui pour survivre.
"Je préfère mourir que de reprendre un jour la mer", lache ce jeune homme longiligne dans un français approximatif.
Cela fait 20 jours qu'il a quitté la Guinée-Conakry, une ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest dont les habitants gagnent moins d'un euro par jour en moyenne.
"Au bout de trois jours de voyage, le riz était déjà terminé. Il y avait de l'essence dans l'eau", raconte Oumar dans la cour du centre pour mineurs de La Esperanza, sur l'île de Ténérife, entouré d'un groupe d'adolescents qui écoutent en silence le récit de leur propre cauchemar.
"On devait rester immobiles et essayer de dormir malgré le soleil, les moustiques et l'eau salée qui nous brûlait les yeux et les lèvres".
Avant de partir, Oumar était pourtant sûr de lui. Certains de ses amis avaient déjà atteint la terre promise des Canaries, comme les quelque 24.000 autres clandestins africains qui ont gagné l'archipel depuis janvier.
Au début sa mère ne voulait pas qu'il parte. Elle a finalement cédé. Pour payer le voyage de son fils, elle a donc vendu ses vaches, la seule ressource qui lui permettait de nourrir ses six enfants.
La vente des vaches, sur le marché de Koubia, à l'est de la Guinée Conakry, a à peine suffi à rassembler les 500.000 francs CFA de la traversée (environ 760 euros) exigés par les réseaux de passeurs.
Le voyage a été "mon pire cauchemar", avoue le jeune homme, la voix tremblante d'émotion.
"Un matin, alors que la pirogue à moteur déviait vers le Maroc, le capitaine a dit qu'il était perdu. On s'est tous mis à pleurer. C'était le jour plus difficile de ma vie. Je me suis senti 'candidat a la mort'", confie Oumar.
"Les gens disaient 'c'est fini! c'est fini!'. J'étais furieux contre la mer, de voir tant d'océan autour de nous".
Cette nuit-là, un compagnon de traversée, "nerveux" depuis le départ, est tombé dans l'eau et s'est noyé. "On a demandé au capitaine d'aller le chercher, mais il n'a pas voulu".
L'embarcation était pilotée par cinq "capitaines" qui se relayaient, aidés d'un GPS (système de navigation par satellite) et d'une boussole.
La pirogue a finalement été interceptée le 18 août par les autorités espagnoles qui l'ont remorquée jusqu'au port de Las Palmas de Gran Canaria. "Une fois à terre, tout tanguait. Je ne comprenais rien", explique Oumar.
Aux Canaries, il sera prix en charge jusqu'à sa majorité. Au centre La Esperanza, où il cohabite avec une centaine de jeunes, il apprend l'espagnol et le jardinage.
"J'aimerais être mécanicien, électricien, faire des métiers, du bon travail", poursuit Oumar, au bord des larmes: il vient d'apprendre qu'il était difficile de trouver un emploi en Espagne sans papiers.
"Mon père est mort au Libéria pendant la guerre il y a trois ans. Maintenant je dois travailler pour envoyer de l'argent à ma mère. C'est un engagement".
Il y a quelques jours, il a enfin pu téléphoner à sa famille: "Ils ont tous pleuré. Ils n'avaient pas de nouvelles et ils pensaient que la pirogue avait fait naufrage".
"Ma mère m'a demandé si j'étais en bonne santé, raconte-t-il. Je lui ai dit que 'oui' mais qu'elle dise à mon grand frère de ne pas venir".